La dette écologique est la dette contractée par les pays industrialisés envers les autres pays à cause des spoliations passées et présentes de leurs ressources naturelles, auxquelles s’ajoutent la délocalisation des dégradations et la libre disposition de la planète afin d’y déposer les déchets de l’industrialisation.
La dette écologique trouve son origine à l’époque coloniale et n’a cessé d’augmenter à travers diverses activités :
– La « dette du carbone ». C’est la dette accumulée en raison de la pollution atmosphérique disproportionnée due aux grandes émissions de gaz de certains pays industriels, avec, à la clé, la détérioration de la couche d’ozone et l’augmentation de l’effet de serre.
– La « biopiraterie ». C’est l’appropriation intellectuelle des connaissances ancestrales sur les semences et sur l’utilisation des plantes médicinales et d’autres végétaux par l’agro-industrie moderne et les laboratoires des pays industrialisés qui, comble de l’usurpation, perçoivent des royalties sur ces connaissances.
– Les « passifs environnementaux ». C’est la dette due au titre de l’exploitation sous-rémunérée des ressources naturelles, grevant de surcroît les possibilités de développement des peuples lésés : pétrole, minéraux, ressources forestières, marines et génétiques.
– L’exportation vers les pays les plus pauvres de produits dangereux fabriqués dans les pays industriels.
Dette écologique et dette extérieure sont indissociables. L’obligation de payer la dette extérieure et ses intérêts impose aux pays débiteurs de réaliser un excédent monétaire. Cet excédent provient pour une part d’une amélioration effective de la productivité et, pour une autre part, de l’appauvrissement des populations de ces pays et de l’abus de la nature. La détérioration des termes de l’échange accentue le processus : les pays les plus endettés exportent de plus en plus pour obtenir les mêmes maigres recettes tout en aggravant mécaniquement la pression sur les ressources naturelles.
Les Swaps en Équateur dans un contexte de militarisation étasunienne
5 février 2025 - par Anne Theisen
Tout savoir sur les échanges dette nature en Équateur
4 février 2025 - par Anne Theisen
Échange dette-nature 2.0,une solution en trompe-l’œil
27 janvier 2025 - par Pablo Laixhay, Entraide et Fraternité, Maxime Perriot
Partie 2 de Pour réussir la grande bifurcation : Reconnaître la dette écologique
Pour réussir la bifurcation écologique, abandonner les fausses solutions
14 janvier 2025 - par Eric Toussaint, Maxime Perriot
Partie 1 de Pour réussir la grande bifurcation : Reconnaître la dette écologique
Dette écologique et climatique : Qui est responsable ?
7 janvier 2025 - par Eric Toussaint, Maxime Perriot
Mayotte face au cyclone Chido : quand l’obsession migratoire écrase la justice climatique
18 décembre 2024 - par Emmanuelle Carton
Le réseau CADTM International dénonce la lâcheté des gouvernements du Nord après la COP 29 devant l’urgence climatique
28 novembre 2024 - par CADTM International
Retour sur les Rencontres d’automne
[En vidéo] Conférence : Néocolonialisme sous couvert d’écologie
18 novembre 2024 - par CADTM Belgique
« Dette & Souveraineté alimentaire » : Le nouvel AVP est disponible !
15 novembre 2024 - par CADTM
La Contre-COP des peuples africains dénonce le système des COP et exige que la justice climatique pour le Sud global soit au centre de l’action climatique
12 novembre 2024 - par La Via Campesina
Critique de la stratégie globale des échanges dette-nature en Afrique (Partie 3)
Quelles alternatives face aux fausses solutions promues par la Banque africaine de développement ?
29 octobre 2024 - par Anne Theisen
Appel a l’action : solidarité contre le projet integré Base Toliara soutenu par Energy Fuels à Madagascar - signez la lettre ouverte !
28 octobre 2024 - par CADTM International, Collectif, TANY, CRAAD-OI
Semaine mondiale d’action pour la finance climatique et un avenir sans énergies fossiles !
13 septembre 2024 - par Collectif
Première journée de l’Université d’été du CADTM Afrique :
« Partout, il faut combattre la crise de la dette et sa logique néocoloniale qui confine les Etats africains dans une impossibilité d’assurer le bien-être de leurs populations »
2 septembre 2024 - par CADTM Afrique, Thérèse Di Campo
Blanchissement de carbone — La « nouvelle ruée vers l’Afrique » du Golfe
14 août 2024 - par Adam Hanieh
28 juillet : Journée mondiale du droit humain à l’eau
29 juillet 2024 - par Riccardo Petrella
HALTE AU FMI-BM !
25 juillet 2024 - par CADTM International, Collectif
Série : 1944-2024, 80 ans d’intervention de la Banque mondiale et du FMI, ça suffit !
Climat et crise écologique : Les apprentis sorciers de la Banque mondiale et du FMI
26 juin 2024 - par Eric Toussaint
La tragédie du Rio Grande do Sul et son impact sur la politique nationale
3 juin 2024 - par Israel Dutra, Roberto Robaina
Larissa Packer : capitalisme vert, agro-industrie et crise environnementale
8 mai 2024 - par Capire, Mouvement des Sans Terre au Brésil, Fernanda Alcântara, Larissa Ambrosano Packer
Pascal Mirindi : « Il est temps que les gouvernements en Europe cessent de se mentir sur la transition écologique au Congo : elle ne se fera pas sur le sang des Congolais
es »7 mai 2024 - par Thérèse Di Campo, Pascal Mirindi
Le nouveau fonds ‘pertes et dommages’ prisonnier du vieux monde ? L’ingérence de la Banque mondiale dans les fonds climats
3 mai 2024 - par Pierre-François Grenson
Argentine
En route pour la 6e Rencontre Internationale Ecosocialiste
30 avril 2024 - par Maria Elena Saludas
Crise de la dette : L’Afrique bientôt visitée par les fonds vautours
23 février 2024 - par Dramane Nikiema , L’angle
Critique de la stratégie globale des échanges dette-nature en Afrique (Partie 2)
Analyse critique des fausses solutions de la Banque Africaine de Développement
1er février 2024 - par Anne Theisen
CADTM
COMITE POUR L'ABOLITION DES DETTES ILLÉGITIMES
8 rue Jonfosse
4000 - Liège- Belgique
00324 60 97 96 80
[email protected]
Bulletin électronique
À propos du CADTM