12 mars par Maxime Perriot
Photo : International Monetary Fund, CC, Flickr, https://www.flickr.com/photos/imfphoto/52644801414
Après avoir décrit la nouvelle crise de la dette dans les trois premières parties de cette série, il s’agira à présent de l’illustrer avec des exemples tels que l’Afrique subsaharienne ou le Sri Lanka, en Asie du Sud.
L’Afrique subsaharienne est la région la plus touchée par la crise de la dette
Dette
Dette multilatérale : Dette qui est due à la Banque mondiale, au FMI, aux banques de développement régionales comme la Banque africaine de développement, et à d’autres institutions multilatérales comme le Fonds européen de développement.
Dette privée : Emprunts contractés par des emprunteurs privés quel que soit le prêteur.
Dette publique : Ensemble des emprunts contractés par des emprunteurs publics.
décrite précédemment, avec l’Asie du Sud. Elle est la région du monde qui a le plus subi les mécanismes détaillés ci-dessus. Face à l’afflux de capitaux venant chercher des taux d’intérêt
Taux d'intérêt
Quand A prête de l’argent à B, B rembourse le montant prêté par A (le capital), mais aussi une somme supplémentaire appelée intérêt, afin que A ait intérêt à effectuer cette opération financière. Le taux d’intérêt plus ou moins élevé sert à déterminer l’importance des intérêts.
Prenons un exemple très simple. Si A emprunte 100 millions de dollars sur 10 ans à un taux d’intérêt fixe de 5 %, il va rembourser la première année un dixième du capital emprunté initialement (10 millions de dollars) et 5 % du capital dû, soit 5 millions de dollars, donc en tout 15 millions de dollars. La seconde année, il rembourse encore un dixième du capital initial, mais les 5 % ne portent plus que sur 90 millions de dollars restants dus, soit 4,5 millions de dollars, donc en tout 14,5 millions de dollars. Et ainsi de suite jusqu’à la dixième année où il rembourse les derniers 10 millions de dollars, et 5 % de ces 10 millions de dollars restants, soit 0,5 millions de dollars, donc en tout 10,5 millions de dollars. Sur 10 ans, le remboursement total s’élèvera à 127,5 millions de dollars. En général, le remboursement du capital ne se fait pas en tranches égales. Les premières années, le remboursement porte surtout sur les intérêts, et la part du capital remboursé croît au fil des ans. Ainsi, en cas d’arrêt des remboursements, le capital restant dû est plus élevé…
Le taux d’intérêt nominal est le taux auquel l’emprunt est contracté. Le taux d’intérêt réel est le taux nominal diminué du taux d’inflation.
plus élevés qu’au Nord (« afflux de capitaux » signifie que de nombreux créanciers privés du Nord (banques, fonds d’investissement
Fonds d’investissement
Les fonds d’investissement (private equity) ont pour objectif d’investir dans des sociétés qu’ils ont sélectionnées selon certains critères. Ils sont le plus souvent spécialisés suivant l’objectif de leur intervention : fonds de capital-risque, fonds de capital développement, fonds de LBO (voir infra) qui correspondent à des stades différents de maturité de l’entreprise.
, compagnies d’assurance etc) ont décidé de prêter au Sud pour avoir de meilleurs rendements), plusieurs pays de la région ont emprunté pour la première fois sur les marchés financiers
Marchés financiers
Marché financier
Marché des capitaux à long terme. Il comprend un marché primaire, celui des émissions et un marché secondaire, celui de la revente. À côté des marchés réglementés, on trouve les marchés de gré à gré qui ne sont pas tenus de satisfaire à des conditions minimales.
. Par exemple, la Zambie a emprunté pour la première fois via des obligations
Obligations
Obligation
Part d’un emprunt émis par une société ou une collectivité publique. Le détenteur de l’obligation, l’obligataire, a droit à un intérêt et au remboursement du montant souscrit. L’obligation est souvent l’objet de négociations sur le marché secondaire.
d’État en 2012. Le Ghana a suivi en 2013, puis le Kenya, l’Éthiopie et la Côte d’Ivoire en 2014. L’Angola et le Cameroun ont émis leurs premiers titres en 2015, le Bénin en 2019. Le graphique 14 montre bien que le financement de l’Afrique subsaharienne via des bons du Trésor a réellement commencé dans les années 2010.
Graphique 1 : Obligations émises par les pouvoirs publics des pays dits en développement d’Afrique subsaharienne (en milliards de dollars US courants)
Dans le discours néolibéral ambiant, emprunter sur les marchés financiers pour un État du Sud est synonyme de bonne santé financière et d’inclusion dans la mondialisation
Mondialisation
(voir aussi Globalisation)
(extrait de F. Chesnais, 1997a)
Jusqu’à une date récente, il paraissait possible d’aborder l’analyse de la mondialisation en considérant celle-ci comme une étape nouvelle du processus d’internationalisation du capital, dont le grand groupe industriel transnational a été à la fois l’expression et l’un des agents les plus actifs.
Aujourd’hui, il n’est manifestement plus possible de s’en tenir là. La « mondialisation de l’économie » (Adda, 1996) ou, plus précisément la « mondialisation du capital » (Chesnais, 1994), doit être comprise comme étant plus - ou même tout autre chose - qu’une phase supplémentaire dans le processus d’internationalisation du capital engagé depuis plus d’un siècle. C’est à un mode de fonctionnement spécifique - et à plusieurs égards important, nouveau - du capitalisme mondial que nous avons affaire, dont il faudrait chercher à comprendre les ressorts et l’orientation, de façon à en faire la caractérisation.
Les points d’inflexion par rapport aux évolutions des principales économies, internes ou externes à l’OCDE, exigent d’être abordés comme un tout, en partant de l’hypothèse que vraisemblablement, ils font « système ». Pour ma part, j’estime qu’ils traduisent le fait qu’il y a eu - en se référant à la théorie de l’impérialisme qui fut élaborée au sein de l’aile gauche de la Deuxième Internationale voici bientôt un siècle -, passage dans le cadre du stade impérialiste à une phase différant fortement de celle qui a prédominé entre la fin de Seconde Guerre mondiale et le début des années 80. Je désigne celui-ci pour l’instant (avec l’espoir qu’on m’aidera à en trouver un meilleur au travers de la discussion et au besoin de la polémique) du nom un peu compliqué de « régime d’accumulation mondial à dominante financière ».
La différenciation et la hiérarchisation de l’économie-monde contemporaine de dimension planétaire résultent tant des opérations du capital concentré que des rapports de domination et de dépendance politiques entre États, dont le rôle ne s’est nullement réduit, même si la configuration et les mécanismes de cette domination se sont modifiés. La genèse du régime d’accumulation mondialisé à dominante financière relève autant de la politique que de l’économie. Ce n’est que dans la vulgate néo-libérale que l’État est « extérieur » au « marché ». Le triomphe actuel du « marché » n’aurait pu se faire sans les interventions politiques répétées des instances politiques des États capitalistes les plus puissants (en premier lieu, les membres du G7). Cette liberté que le capital industriel et plus encore le capital financier se valorisant sous la forme argent, ont retrouvée pour se déployer mondialement comme ils n’avaient pu le faire depuis 1914, tient bien sûr aussi de la force qu’il a recouvrée grâce à la longue période d’accumulation ininterrompue des « trente glorieuses » (l’une sinon la plus longue de toute l’histoire du capitalisme). Mais le capital n’aurait pas pu parvenir à ses fins sans le succès de la « révolution conservatrice » de la fin de la décennie 1970.
, ce qui est présenté comme une évolution positive. Or, la Zambie, l’Éthiopie et le Ghana, qui ont émis leurs premiers titres sur les marchés financiers dans les années 2010, se sont retrouvés en défaut de paiement moins de dix années plus tard. Peu de temps avant son défaut, le Ghana était encore présenté comme une success-story néolibérale… Même chose pour le Kenya qui s’est financé via des obligations d’État en 2014 avant d’être en grandes difficultés financières en 2023. Émettre des titres et s’endetter auprès des marchés financiers n’est donc aucunement gage de bonne santé financière.
En effet, quand les taux sont remontés au Nord, que les recettes d’exportations se sont réduites, et que les dépenses d’importation ont augmenté (voir précédemment), de nombreux pays de la région se sont retrouvés en difficulté. Le graphique 15, ci-dessous, montre l’explosion des intérêts payés par les pays d’Afrique subsaharienne, en milliards de dollars US. Entre 2006 et 2014, les pays de la région payaient environ 5 milliards de dollars d’intérêts par an. Ce montant est passé à environ 10 milliards en 2016-2017, puis 15 milliards sur la période 2019-2022, puis près de 20 milliards en 2023. Ce montant augmentera d’année en année au fur et à mesure que les prêts contractés dans les années 2010 arrivent à échéance et que les États africains se refinancent (empruntent pour rembourser les précédents prêts) à des taux d’intérêt plus élevés. C’est ce qu’il se passe depuis 2022.
Graphique 2 : Intérêts payés par Afrique subsaharienne sur dette extérieure publique (en milliards de dollars US)
Le FMI
FMI
Fonds monétaire international
Le FMI a été créé en 1944 à Bretton Woods (avec la Banque mondiale, son institution jumelle). Son but était de stabiliser le système financier international en réglementant la circulation des capitaux.
À ce jour, 190 pays en sont membres (les mêmes qu’à la Banque mondiale).
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est donc venu au secours de nombreux pays d’Afrique subsaharienne avec, dans ses valises, ses conditionnalités
Conditionnalités
Ensemble des mesures néolibérales imposées par le FMI et la Banque mondiale aux pays qui signent un accord, notamment pour obtenir un aménagement du remboursement de leur dette. Ces mesures sont censées favoriser l’« attractivité » du pays pour les investisseurs internationaux mais pénalisent durement les populations. Par extension, ce terme désigne toute condition imposée en vue de l’octroi d’une aide ou d’un prêt.
creusant les inégalités et appauvrissant la population.
Graphique 3 : Prêts du FMI aux pays dits en développement d’Afrique subsaharienne (en milliards de dollars US courants)
Le graphique 2 illustre bien la hausse extrêmement rapide des prêts du FMI dans la région, qui a davantage prêté aux pays d’Afrique subsaharienne sur la période 2020-2023 que lors des deux décennies précédentes. En 2020, l’Afrique du Sud, l’Angola, le Nigéria, le Ghana et la Côte d’Ivoire ont, par exemple, emprunté pour plus d’un milliard de dollars chacun au FMI. D’autres pays ont fait de même pour des sommes moins importantes. En 2023, l’ensemble de la région était endetté à hauteur de 37,1 milliards de dollars auprès du FMI. Seuls le Botswana, l’Érythrée et le Zimbabwe ne sont pas endettés auprès du Fonds monétaire international.
Comme expliqué précédemment, qui dit prêt du FMI dit pression sur les gouvernements pour approfondir le modèle extractiviste exportateur, réduire les dépenses sociales, privatiser etc. Le FMI impose aux États de se procurer un maximum de devises rapidement pour rembourser les créanciers privés. Ils encouragent donc les gouvernements à poursuivre dans la voie de la spécialisation dans la culture de quelques denrées destinées à l’exportation, dans l’extraction d’une matière première ou dans l’industrie du tourisme. Tout cela aux dépens de l’indépendance alimentaire de ces pays qui ne produisent plus directement ce dont leur population a besoin pour se nourrir ; aux dépens de la santé économique des pays d’Afrique subsaharienne qui continuent à se spécialiser dans l’exportation de produits bruts à faible valeur ajoutée, contrairement aux pays du Nord qui exportent principalement des produits manufacturés et des services qui rapportent bien plus. Le graphique 17 illustre cette réalité.
Graphique 4 : Part des matières premières dans les exportations de biens en 2023, en Afrique subsaharienne
Seuls 21,4% des exportations de l’Afrique subsaharienne sont des produits manufacturés. Les 78,6% restants correspondent à des exportations d’aliments non transformés, de carburants, de métaux ou de minerais [1]…
Les mesures néolibérales que le FMI cherche à imposer via ses prêts ont provoqué de fortes manifestations dans la région, notamment au Kenya et au Nigéria. Ces manifestations, très durement réprimés – 60 personnes sont mortes au Kenya – ont forcé le gouvernement du Kenya à abandonner certaines mesures dictées par le Fonds monétaire international [2].
L’Afrique subsaharienne illustre donc à merveille le mouvement d’accès exceptionnel aux marchés financiers et le retour de bâton néolibéral qui a touché les pays du Sud global entre 2010 et 2023.
L’Histoire du Sri Lanka depuis 2019 est exceptionnelle. La raconter permet de comprendre à quel point l’action
Action
Actions
Valeur mobilière émise par une société par actions. Ce titre représente une fraction du capital social. Il donne au titulaire (l’actionnaire) le droit notamment de recevoir une part des bénéfices distribués (le dividende) et de participer aux assemblées générales.
du Fonds monétaire international est néfaste pour la population, surtout quand cette dernière décide de renverser un gouvernement en place.
Cette histoire débute en 2020. La pandémie de Covid-19 réduit drastiquement les flux touristiques internationaux sur lesquels le Sri Lanka a misé pour se procurer des revenus en devises extérieures (qui servent, comme nous l’avons dit, à payer la dette extérieure et à importer). Le pays, orphelin de ses touristes, manque de réserves de change (réserves de change est un synonyme de devises extérieures). Or, comme le reste des pays des Suds, il s’est endetté pendant les années 2010 auprès des marchés financiers, profitant de taux d’intérêt relativement bas.
Ce tarissement des flux touristiques met le gouvernement sri lankais dans de grandes difficultés pour poursuivre le remboursement des créanciers. Le pays se déclare en défaut de paiement en avril 2022, L’État ne parvenant plus à importer suffisamment de combustibles et d’aliments.
Pour en savoir plus sur le Sri Lanka : Au Sri Lanka, la politique du nouveau gouvernement : une opportunité historique perdue |
Cela faisait déjà plusieurs mois que la population subissait cette situation dans son quotidien, le gouvernement n’ayant pas suffisamment de devises pour importer toutes les denrées dont la population avait besoin. Par ailleurs, comme les denrées se faisaient rares, les prix ont explosé et les niveaux d’inflation Inflation Hausse cumulative de l’ensemble des prix (par exemple, une hausse du prix du pétrole, entraînant à terme un réajustement des salaires à la hausse, puis la hausse d’autres prix, etc.). L’inflation implique une perte de valeur de l’argent puisqu’au fil du temps, il faut un montant supérieur pour se procurer une marchandise donnée. Les politiques néolibérales cherchent en priorité à combattre l’inflation pour cette raison. sont devenus extrêmes (64,3% sur un an en aout 2022), empêchant une grande partie de la population de vivre décemment.
Cette crise économique a mené à un mouvement social exceptionnel, appelé Aragalaya (lutte du peuple). Débuté au printemps 2022, ce mouvement, très bien organisé, a mené à la chute du président Gotabaya Rajapaksa, dont la famille dirigeait le pays presque sans interruption depuis 2005. Ce dernier a dû s’enfuir en hélicoptère pendant que les manifestant
es se baignaient dans la piscine de son palais.Ce succès populaire rarissime dans le monde n’a malheureusement pas abouti à un changement systémique des politiques menées. En effet, c’est Ranil Wickremesinghe, l’ancien Premier ministre du Président Rajapaksa qui s’est installé au poste de Président dès juillet 2022. Dès son arrivée au pouvoir, il s’est empressé de négocier avec le Fonds monétaire international, finissant par trouver un accord sur un prêt de près de 3 milliards de dollars, non sans concession aux conséquences terribles pour la population. Pour obtenir ce prêt, le gouvernement a promis d’augmenter la taxe sur la valeur ajoutée (une taxe qui repose sur la consommation, donc qui touche proportionnellement davantage les plus pauvres, qui consomment la totalité de leur revenu, que les plus riches). Il a promis de couper les subventions sur les produits de première nécessité qui permettaient d’aider la population à tenir dans cette période difficile : les prix du carburant et de l’électricité ont été multipliés par trois. Le FMI a également exigé des privatisations d’entreprises pour remplir les caisses et poursuivre les remboursements, quitte à appauvrir l’État de ses entreprises stratégiques (et des revenus qu’elles rapportent) pour le futur.
La crise économique a donc débouché sur une crise politique, aboutissant à la fuite du président en place sous la pression d’un mouvement populaire exceptionnel. Mais l’ancien premier ministre, sous la pression du Fonds monétaire international, a fait en sorte que tout revienne à la normale néolibérale très rapidement. Et ce aux dépens de la population sri lankaise qui s’est enfoncée dans la pauvreté. Il faut noter que des alternatives étaient possibles. Par exemple, l’Inde a beaucoup prêté au Sri Lanka entre 2020 et 2023 (2,3 milliards de dollars en 2023) pour l’aider à traverser la crise. Évidemment, l’Inde prête au Sri Lanka dans le cadre de sa lutte d’influence avec la Chine. Accepter l’aide de l’Inde ou de la Chine n’est donc pas sans conséquence sur la souveraineté du Sri Lanka. Néanmoins, le gouvernement aurait pu jouer de cette lutte d’influence entre le FMI (qui impose des conditions politiques néolibérales, ce que ne fait pas la Chine ni l’Inde, qui préfèrent mettre la main sur des infrastructures ou ouvrir des routes commerciales avec les pays qu’elles aident), la Chine et l’Inde. Cela aurait au moins pu permettre d’éviter toutes les mesures destructrices pour les conditions de vie de la population qu’a imposées le Fonds monétaire international.
Depuis septembre 2024, le peuple sri lankais a élu un nouveau Président : Anura Kumara Dissanayake, issu du National People’s Power. Originaire d’une famille rurale pauvre, il ne fait pas partie à l’élite politique du pays. Néanmoins, il est très peu probable qu’il rentre dans un rapport de force avec le FMI et ses créanciers, car les conditionnalités politiques imposées par le Fonds ne sont pas, ou très peu, à l’agenda politique des luttes sri lankaises.
[1] Sur ce sujet, parcourir le site https://oec.world/en.
[2] Sur ce sujet, lire Zachary J.Patterson, « Le soulèvement kenyan résiste après des décennies de pillage et de pauvreté », Inprecor, 16 octobre 2024, https://inprecor.fr/node/4366 ou Paul Martial, « Afrique : mobilisation sociale au Nigéria », L’anticapitaliste, 18 juin 2024, https://lanticapitaliste.org/actualite/international/afrique-mobilisation-sociale-au-nigeria.
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