L’Afrique n’a pas été épargnée longtemps face à la pandémie de Covid-19 qui a endigué le monde. Le nouveau virus s’est manifesté en Afrique à partir de la mi-février 2020, soit presque trois mois après le premier cas de Covid-19 en Chine (novembre/décembre 2019). Le 13 avril 2020, le président français Emmanuel Macron, dans un effet d’annonce qui ne lui coûtait rien, proposa une « annulation massive » de la dette
Dette
Dette multilatérale : Dette qui est due à la Banque mondiale, au FMI, aux banques de développement régionales comme la Banque africaine de développement, et à d’autres institutions multilatérales comme le Fonds européen de développement.
Dette privée : Emprunts contractés par des emprunteurs privés quel que soit le prêteur.
Dette publique : Ensemble des emprunts contractés par des emprunteurs publics.
africaine pour soutenir le continent face à la pandémie de Covid-19. Quelques heures plus tard, le G20
G20
Le G20 est une structure informelle créée par le G7 (Allemagne, Canada, États-Unis, France, Italie, Japon, Royaume-Uni) à la fin des années 1990 et réactivée par lui en 2008 en pleine crise financière dans le Nord. Les membres du G20 sont : Afrique du Sud, Allemagne, Arabie saoudite, Argentine, Australie, Brésil, Canada, Chine, Corée du Sud, États-Unis, France, Inde, Indonésie, Italie, Japon, Mexique, Royaume-Uni, Russie, Turquie, Union européenne (représentée par le pays assurant la présidence de l’UE et la Banque Centrale européenne ; la Commission européenne assiste également aux réunions). L’Espagne est devenue invitée permanente. Des institutions internationales sont également invitées aux réunions : le Fonds monétaire international, la Banque mondiale. Le Conseil de stabilité financière, la BRI et l’OCDE assistent aussi aux réunions.
se limitait à une suspension de paiement pour les pays les plus pauvres. Or, les dettes publiques ont très fortement augmenté partout dans le monde.
Aujourd’hui, plus d’un tiers des pays du Sud sont en situation de surendettement ou en défaut de paiement. 60 % des pays africains dépensent plus pour le remboursement de la dette que pour les soins de santé, au détriment des besoins sur place. Et la guerre en Ukraine frappe actuellement de plein fouet les pays africains qui subissent l’augmentation du prix des produits de base. La dette est donc un sujet brûlant d’actualité. Quel est l’impact de la pandémie de Covid-19 sur l’endettement des pays du sud ? Quelle est la responsabilité des institutions financières internationales et des pays du Nord dans cette situation ? Est-ce que la suspension momentanée des remboursements qui a été consentie réglera les problèmes d’endettement rencontrés par les pays africains aggravés par la pandémie de Covid-19 ? N’existe-t-il pas des alternatives ?
La présente étude se concentre sur l’évolution de l’endettement des pays africains. Mais l’analyse peut aisément être étendue à d’autres pays du Sud. L’étude montre que la pandémie de coronavirus et ses conséquences multiples a aggravé une situation préexistante de réendettement, sans en être la cause. L’épidémie n’est qu’un élément détonateur et tous les facteurs d’une nouvelle crise financière sont réunis depuis plusieurs années, au moins depuis 2017-2018. Elle analyse comment la crise sanitaire en cours a déjà, et va encore avoir, des conséquences socio-économiques dramatiques, mais aussi un impact énorme sur les finances et l’endettement publics, tant au Nord qu’au Sud de la planète. Elle montre finalement que ce que les Institutions financières internationales (IFI) ont apporté sont des fausses solutions et que des alternatives existent. Elle expose plus fondamentalement que c’est la logique du système capitalise qui doit être remise en question pour s’attaquer directement aux racines de l’endettement des pays africains.
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